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The Red Shoes

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les avis de Cinemasie

2 critiques: 2.38/5

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12 critiques: 2.85/5



Xavier Chanoine 3.25 Vraiment agréable et surprenant malgré de belles bourdes.
Elise 1.5 Et rebelotte !
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Vraiment agréable et surprenant malgré de belles bourdes.

En tant qu'amateur particulier de films d'horreur de tous les genres et toutes les époques, The Red Shoes m'a rappelé par moment la sueur et l'hystérie de certains classiques du cinéma fantastique de la fin des seventies. Même si il contient une identité très forte, le film de Kim Yong-Gyun se distingue par sa patte visuelle intéressante accentuant les couleurs roses et rouges de bien belle manière, sans pour autant verser dans le délire visuel qui esthétise tout sur son passage, comme c'est souvent la mode avec les films d'épouvante Coréens comme pour notamment le très récent The Wig et sa photo crado/raffinée qui fonctionnait tout de même plutôt bien. Ici, la saturation des deux couleurs principales du film (le rouge et le rose, donc) attire d'avantage notre attention, surtout lorsque la photo du film se veut très argentique, un poil sépia par moment. Les couleurs spécialement saturées pour l'occasion n'en ressortent que de plus belle. Mais The Red shoes ce n'est pas qu'une attraction visuelle, bien loin de là même. Son pitch, assez curieux, reprend les grandes lignes d'un conte du XIXe Les souliers rouges, et le transpose dans un univers contemporain.

Kim Yong-Gyun, guère spécialiste du film d'épouvante, revisite donc le film de fantôme vengeur (décidément une tendance assez incroyable depuis The Ring, qui même très sympathique, n'était pas non plus du grand cinéma) en apportant cette fois-ci une touche supplémentaire à la trame plutôt basique (mais bien écrite) avec l'histoire parallèle de Sun-Jae, femme perturbée depuis sa séparation avec son mari. C'est alors l'occasion de pousser la folie frénétique de son personnage, accentuée par ces fameuses chaussures démoniaques appartenant à une danseuse assassinée voilà plusieurs années. Ringard? Pas forcément. Sur le papier c'était l'occasion de se vautrer sévère dans le ravin, mais la mayonnaise prend finalement bien et l'on se plaît de suivre cette petite histoire bourrée de références pas souvent judicieuses, mais louables car bien amenées. Les tâches et autres craquements surnaturels sur le plafond de l'appartement de Sun-Jae rappellent Dark Water de Nakata Hideo, une autre séquence assez impressionnante où une cascade de sang sort d'on ne sait où, rappelant tout droit celle de l'ascenseur dans The Shining de Kubrick.

Mais le plus intéressant réside dans les nombreuses fausses pistes du métrage, et l'on se met à douter du comportement de Sun-Jae, particulièrement déglinguée du ciboulot après une heure, de même que son entourage (fille et ami) qui se mettent clairement à péter un câble à leur tour. On pourrait presque renommer The Red shoes par La nuit des fous vivants, transcription aléatoire du chef d'oeuvre The Crazies de Georges A.Romero. Et rien que pour ça, The Red shoes mérite que l'on s'y intéresse malgré ses maladresses évitables et sa fin vraiment étrange, limite décevante. Certaines séquences sont aussi très réussies, notamment lorsque Sun-Jae tente de se séparer de ses chaussures dans un conteneur, les minutes qui suivent étant juste éprouvantes. Tentez l'expérience.

Esthétique : 3.5/5 - Boulot sobre, photo plutôt travaillée. Quelques jolis effets gores. Musique : 3/5 - Un thème au violon très réussi. Le niveau reste tout de même bancal. Interprétation : 3/5 - Souvent inégale, Kim Hye-Su reste une bonne péteuse de plombs. Scénario : 3/5 - Bien construit, souvent effrayant, mais trop aléatoire sur l'approche du final.



28 janvier 2007
par Xavier Chanoine




Et rebelotte !

Rien de bien surprenant dans ce nouveau film fantastique. Une intrigue dans la plus pure tradition de Ring, où un fantôme se venge de sa mort infâme, en tuant toutes les personnes qui récupèrent ces fameuses chaussures rouge. Etant donné que l'histoire du fantôme est donnée en parallèle, on nous évite d'avoir à réfléchir trop longtemps pour comprendre l'idée générale du film. En outre, comme à l'accoutumée, une seconde histoire parallèle vient agrémenter l'histoire de notre personnage principal, dont la chute est évidente à 1h30 de la fin, si bien que le soit-disant suspense est quasiment absent. Avec ceci sont servis les habituels sons « angoissants » et les phénomènes paranormaux « saisissants » ; peut-être cela vient-il de la fatigue, mais je n'ai pas sursauté une seule fois. Il faudrait qu'une bonne fois pour toutes, les réalisateurs revoient leurs codes du film d'horreur, car je ne voit pas comment il est encore possible de faire sursauter avec ce genre de film. Vraiment, ce film ne peut pas être vraiment classé de nullité dans la mesure ou techniquement, il est pareil que ses prédécesseurs, mais malheureusement, il aurait dû venir plus tôt pour avoir sa chance. Le fantastique n'a pas de pouvoir universel sur le public, il faut savoir recycler les idées un peu, sinon on pollue le paysage cinématographique.



11 septembre 2005
par Elise


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